Mission réalisée par le cabinet d'architecture

Au cœur de la vieille ville d’Annecy, à deux pas de l’église des Italiens, la rénovation du restaurant Le Rialto s’inscrit dans un dialogue subtil entre héritage et détournement.
Pensé comme une réinterprétation contemporaine de l’imaginaire italien, le projet puise dans les codes de l’architecture sacrée — rythmes, verticalités, jeux de lumière — pour créer une atmosphère immersive, presque solennelle, sans jamais tomber dans le littéral. L’enjeu : évoquer sans figer, suggérer sans sacraliser.

L’espace s’articule autour de matières nobles et intemporelles, travaillées dans des tonalités profondes, où la lumière vient souligner les volumes et instaurer une ambiance feutrée, presque méditative. Ce cadre volontairement classique est volontairement bousculé par des touches plus libres et expressives.

La collaboration avec l’artiste Voblio Bene vient insuffler cette tension créative. À travers ses coussins, ses abat-jours et ses interventions picturales, elle détourne les codes religieux avec une esthétique rock et inspirée du tatouage, apportant une dimension décalée et vibrante au lieu.

Le Rialto devient ainsi un espace hybride, où l’élégance italienne rencontre une irrévérence maîtrisée — un équilibre entre tradition et audace, au service d’une expérience à la fois singulière et chaleureuse.